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Le Sicilien! Un film américain de 1987 avec Christophe Lambert...non je déconne! Je vais vous parler du lézard des ruines (Podarcis sicula), et ainsi essayer de faire quelque chose de plus intéressant que ce film médiocre.
Bref, le lézard des ruines est une espèce originaire du "refuge italien". Avant de continuer, juste une explication de la notion de "refuge" en paléoécologie. Un refuge est une zone géographique où les espèces ont pu survivra lors des périodes glaciaires. Ainsi en Europe nous avons 3 principaux "refuges": le refuge ibérique, le refuge balkanique et enfin le refuge italien. Pour plus d'info ce lien de l'INRA (surtout l'intro) puis cet article.
Alors pourquoi tout ce bla-bla de vieux conférencier, tout simplement car même si le lézard des ruines est une espèce européenne, sa présence en France est due à l'intervention indirecte de l'homme. Tout d'abord la sous espèce toscane (P.s.campestris) dans l'antiquité dans la région de Bastia et d'Aléria (en Corse), puis au XIXème siècle au sud de l'île la sous espèce sarde (P.s.cetti) et enfin la sous espèce toscane colonisa le continent d'abord au Château d'If dans la rade de Marseille vers 1880 puis très récemment via le commerce d'oliviers italiens à Hyères.
Au final ce beau lézard s'ajoute à la longue liste des espèces invasives source de perturbations de l'équilibre des écosystèmes. Ainsi on retrouve le lézard des ruines sur plusieurs localités du pourtour méditerranéen et même aux Etats-Unis. Le problème majeur constater à ce jour avec cette espèce, c'est l'entrée en compétition de celle-ci avec les espèces autochtones. Comme en Corse où le lézard des ruines a pris la place au lézard tyrréhnien (Podarcis tiliguerta) notamment sur la frange littoral ou les milieux ouverts par l'homme (friches, cultures,...). Mais bon il y a ici rien d'inquiétant pour les autres espèces de lézards corses qui se portent assez bien au final. Il est seulement important d'éviter de nouvelles introduction notamment dans les milieux micro-insulaires.
Pour ma part ces photos ont toutes étaient prises en Corse. Ces clichés représentent la sous espèce P.s.campestris rencontrée dans la plaine d'Aleria (avec une femelle d'abord puis un beau mâle et enfin une autre femelle). Sur le terrain c'est une espèce assez facile à contacter car il peu être relativement abondant et peu farouche, ce qui n'est pas forcément vrai pour la sous-espèce P.s.cetti laquelle que je n'ai pu contacter malgré plusieurs jours de prospection sur le plateau bonifacien! Pour leur reconnaissance leur morphologie est plus trapue que les lézards des murailles ou le lézard tyrréhnien, la gorge des adultes n'est jamais contrastée, elle présente souvent une couleur bien blanche. Pour plus de détails vous avez ce bouquin très très bien.
Une dernière chose très intéressante qui concerne notre lézard des ruines une étude faite entre 1971 et 2004, montre que cette espèce volontairement introduite dans un îlot méditerranéen a pu évoluer de manière significative en une trentaine d'années. Une évolution à échelle humaine, chose rarement étudiée notamment chez les vertébrés. A lire ici!
Merci!
A plus.
Le sicilien
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Bref, le lézard des ruines est une espèce originaire du "refuge italien". Avant de continuer, juste une explication de la notion de "refuge" en paléoécologie. Un refuge est une zone géographique où les espèces ont pu survivra lors des périodes glaciaires. Ainsi en Europe nous avons 3 principaux "refuges": le refuge ibérique, le refuge balkanique et enfin le refuge italien. Pour plus d'info ce lien de l'INRA (surtout l'intro) puis cet article.
Alors pourquoi tout ce bla-bla de vieux conférencier, tout simplement car même si le lézard des ruines est une espèce européenne, sa présence en France est due à l'intervention indirecte de l'homme. Tout d'abord la sous espèce toscane (P.s.campestris) dans l'antiquité dans la région de Bastia et d'Aléria (en Corse), puis au XIXème siècle au sud de l'île la sous espèce sarde (P.s.cetti) et enfin la sous espèce toscane colonisa le continent d'abord au Château d'If dans la rade de Marseille vers 1880 puis très récemment via le commerce d'oliviers italiens à Hyères.
Au final ce beau lézard s'ajoute à la longue liste des espèces invasives source de perturbations de l'équilibre des écosystèmes. Ainsi on retrouve le lézard des ruines sur plusieurs localités du pourtour méditerranéen et même aux Etats-Unis. Le problème majeur constater à ce jour avec cette espèce, c'est l'entrée en compétition de celle-ci avec les espèces autochtones. Comme en Corse où le lézard des ruines a pris la place au lézard tyrréhnien (Podarcis tiliguerta) notamment sur la frange littoral ou les milieux ouverts par l'homme (friches, cultures,...). Mais bon il y a ici rien d'inquiétant pour les autres espèces de lézards corses qui se portent assez bien au final. Il est seulement important d'éviter de nouvelles introduction notamment dans les milieux micro-insulaires.
Pour ma part ces photos ont toutes étaient prises en Corse. Ces clichés représentent la sous espèce P.s.campestris rencontrée dans la plaine d'Aleria (avec une femelle d'abord puis un beau mâle et enfin une autre femelle). Sur le terrain c'est une espèce assez facile à contacter car il peu être relativement abondant et peu farouche, ce qui n'est pas forcément vrai pour la sous-espèce P.s.cetti laquelle que je n'ai pu contacter malgré plusieurs jours de prospection sur le plateau bonifacien! Pour leur reconnaissance leur morphologie est plus trapue que les lézards des murailles ou le lézard tyrréhnien, la gorge des adultes n'est jamais contrastée, elle présente souvent une couleur bien blanche. Pour plus de détails vous avez ce bouquin très très bien.
Une dernière chose très intéressante qui concerne notre lézard des ruines une étude faite entre 1971 et 2004, montre que cette espèce volontairement introduite dans un îlot méditerranéen a pu évoluer de manière significative en une trentaine d'années. Une évolution à échelle humaine, chose rarement étudiée notamment chez les vertébrés. A lire ici!
Merci!
A plus.
Il vous est surement arrivé, au début des beaux jours, au détour d'une balade en garrigue ou le long de parcelles agricoles, d'entendre à votre approche un bruissement dans les buissons furtif et net. Si votre regard trainait sur le sol peut-être que vos yeux ont pu distinguer un léger éclair vert vif disparaître sous les branches basses. C'est ici que le doute s'installe,... un serpent!!! Ben probablement non! Ce fut surement un bon vieux lézard vert (Lacerta bilineata). Et si vous prenez le temps de vous installez non loin du point de fuite de notre animal et d'attendre un peu, il est fort probable que celui-ci réapparaisse pour se remettre en place pour insoler (afin d'ajuster sa température corporelle).
Le Lézard vert est une espèce assez commune en France d'autant plus sur la partie Sud, et pourtant assez méconnu à l'instar de son petit cousin le lézard des murailles (Podarcis muralis). Cette espèce se reconnait aisément de par son gabarit (jusqu'à 40cm) et sa coloration. Les femelles âgées (comme celle photographiée) sont vertes plus ou moins unie ou avec des tâches brunes régulières sur le dos (chez les jeunes spécimens) avec ou sans lignes blanches, les mâles ont une coloration moins variables, ils possèdent un vert plus vif ponctué de noir avec du bleu sur la gorge. Ce bleu s'intensifie et s'étend jusqu'à la tête lors de la saison d'accouplement. Les juvéniles quant à eux possédent une livrée plus pâle avec deux lignes crème sur le dos (d'où le nom bilineata).
Ce reptile (comme beaucoup de lézards à mon goût) est vraiment très intéressant à observer. Lorsque vous en croiserez un, prenez le temps de l'épier, étant une espèce grégaire vous ne tarderez pas à voir d'autre sortir de dessous les ronces ou même en apercevoir certain en train de "lézarder" sur une branche juste à votre hauteur! Au bout d'un certain ils vous oublierons, et il vous sera possible de profiter du spectacle qu'ils vous offriront entre les "jeux d'épaules" pour avoir la meilleure place au soleil, la chasse aux insectes, et si vous êtes là à la bonne période, de violentes joutes entre les mâles.
Si vous voulez en savoir plus sur les reptiles en général, voici le lien du blog d'un ami (fameux!).
Il y a comme un lézard!
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Le Lézard vert est une espèce assez commune en France d'autant plus sur la partie Sud, et pourtant assez méconnu à l'instar de son petit cousin le lézard des murailles (Podarcis muralis). Cette espèce se reconnait aisément de par son gabarit (jusqu'à 40cm) et sa coloration. Les femelles âgées (comme celle photographiée) sont vertes plus ou moins unie ou avec des tâches brunes régulières sur le dos (chez les jeunes spécimens) avec ou sans lignes blanches, les mâles ont une coloration moins variables, ils possèdent un vert plus vif ponctué de noir avec du bleu sur la gorge. Ce bleu s'intensifie et s'étend jusqu'à la tête lors de la saison d'accouplement. Les juvéniles quant à eux possédent une livrée plus pâle avec deux lignes crème sur le dos (d'où le nom bilineata).
Ce reptile (comme beaucoup de lézards à mon goût) est vraiment très intéressant à observer. Lorsque vous en croiserez un, prenez le temps de l'épier, étant une espèce grégaire vous ne tarderez pas à voir d'autre sortir de dessous les ronces ou même en apercevoir certain en train de "lézarder" sur une branche juste à votre hauteur! Au bout d'un certain ils vous oublierons, et il vous sera possible de profiter du spectacle qu'ils vous offriront entre les "jeux d'épaules" pour avoir la meilleure place au soleil, la chasse aux insectes, et si vous êtes là à la bonne période, de violentes joutes entre les mâles.Si vous voulez en savoir plus sur les reptiles en général, voici le lien du blog d'un ami (fameux!).




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